Le montant de la cotisation qui peut être versée dans le pilier 3a est limité et fixé par la loi chaque année. Ce montant maximal se rapporte toujours à une année civile.
Le montant maximal qu’une personne peut verser dépend de ses cotisations au 2 e pilier au cours de l’année civile en question, que ces versements aient été effectués par un· e employeu r·euse ou par la personne assurée sur une base volontaire .
Les personnes qui n’ont pas exercé d’activité professionnelle lucrative au cours de l’année civile en question n’ont pas le droit de cotiser au pilier 3a. Les personnes sans emploi, en revanche, ont le droit d’y cotiser à condition d’être officiellement inscrites au chômage et de percevoir une indemnité journalière de la part de l’assurance-chômage.
Les cotisations peuvent être réparties sur l’année ou versées en une seule fois. Elles ne doivent pas être régulières : il n’y a pas d’obligation de versement annuel ni de montant minimal. Si aucun versement n’est effectué pendant une ou plusieurs années, le compte est maintenu ; le capital épargné, préservé, rapporte des intérêts.
Jusqu'à présent, le versement devait être effectué au cours de l'année civile correspondante, les paiements rétroactifs pour les années précédentes n'étaient pas autorisés. Depuis le 1er janvier 2026, la règle suivante s'applique : toute personne qui ne disposait pas des fonds nécessaires ou qui a oublié de verser sa cotisation au pilier 3a peut verser la cotisation manquante rétroactivement. Pour cela, plusieurs conditions doivent être remplies, notamment que la cotisation pour 2026 ait été intégralement versée avant que celle pour 2025 puisse être versée en une seule fois. Pour les lacunes de cotisation apparues après le 6 novembre 2024, il sera désormais possible d'effectuer des rachats rétroactifs jusqu'à dix ans : les rachats ultérieurs pourront être déduits des impôts de l'année du versement. Cette option est disponible tant pour les salariés que pour les travailleurs indépendants.